Taille texte
Conteur de mémoires - Votre biographe Biographe familial - Ecrivain public

Monia Moula

Imprimer E-mail

frontpage“Je voulais être Wonder Woman !”

Cascadeuse, coach, et comédienne

Une taille de guêpe… mais des jambes de feu !!! Un corps de déesse dans un mental d’acier.

Ne vous fiez pas à son physique de mannequin et à son buste de Marylin, Monia n’a rien d’une jeune femme fragile. Elle trompe bien son monde dans ses robes de couturier, montée sur des Louboutin qui la rendent encore plus sexy. Cette finesse masque pourtant une vraie combattante et les selfies avec Monsieur Belmondo, ou Cantona, sont de sérieux indices.

Un coup d’œil à l’une de ses vidéos de démo sur You Yube vous laisse pantois. Ou plutôt ébloui, admiratif, subjugué par tant de punch, d’explosivité.

Boxe thaï, parkour, capoeira, hip hop, tae kwon do, surf, équitation, escrime, sa formation est d’une étendue qui force le respect : « J’ai tout fait », dit-elle, « je voulais être Super Woman, performante en tout ».

 Et même si sa plastique lui vaut de jouer aussi les modèles photos, elle écume depuis des années les plateaux de cinéma. Sa filmographie est impressionnante.

C’est que la petite Monia avait le virus. Des fourmis dans les jambes, une envie d’adrénaline à revendre. Elle vient de finir sa séance du jour, en jog et survêt, elle n’oublie pas ses étirements tout en racontant sa life en détail. L’appart est vraiment sympa, à Ivry, spacieux, décoré avec goût.

Née en 1984 à Saint-Maurice dans le 94, elle grandit dans la résidence où elle vit encore aujourd’hui, tout près de ses parents. « Ma famille est essentielle à ma vie », dit-elle, « comme je voyage beaucoup, je souhaitais rester à côté pour profiter d'eux un max ».

Des parents originaires de Kabylie, quatre frères et sœurs. Elle obtient un bac littéraire, poursuit ses études à la fac de droit pour suivre une de ses vocations : Juge pour enfants. Un BTS en gestion comptable pour faire plaisir aux parents qui souhaitent la voir poursuivre des études. Mais ces derniers ont également remarqué son besoin de mouvement : « Ils ont vu que j’étais une vraie pile électrique », rigole notre championne, « j’étais hyper active toute petite, je ne tenais pas en place ». Danse classique dès 5 ans, puis le multisport, histoire de défouler la gamine un peu turbulente.

A 7 ans, elle commence la gymnastique, la natation, et enchaîne jusqu’à 18 ans un nombre insensé de sports, Jusqu’à trouver celui dans lequel elle approfondirait : «J’étais comme un petit ninja, j’adorais sauter partout, je voulais tout essayer ! ».

A 12 ans, sa personnalité évolue, elle devient plus introvertie, plus timide, elle fabrique des bracelets, décore sa chambre de dauphins…………… et commence à s’exprimer à travers le dessin. Elle découvre alors la boxe par hasard, tout près de chez elle, fait quelques années de kick boxing.

Jusqu’à la rencontre avec la boxe thaï. « Je voulais devenir boxeuse en Muay Thaï !! A 18 ans, après quelques combats et un certain niveau, je me prends un billet d’avion pour la Thaïlande ! Je suis partie seule, recommandée par le champion Krongsak, qui m’entrainait à Austerlitz ».

Un vrai camp militaire, levée à 4 heures du mat, entraînement quotidien. Deux mois exigeants avant le retour à Paris et une idée en tête. « Faire quelque chose dans les sports de combat. C’est en lisant le journal 20 Minutes dans le métro que j’ai vu une annonce qui indiquait : « Devenez cascadeur, métier du risque, action training…………… ».

Elle appelle sitôt rentrée, se rend à Eaubonne avec sa mère, et suit deux semaines de formation tous les deux mois. « J’ai peu appris mais fait de super rencontres. Deux amis, Anoulack et Tony avec lesquels on s’est entraîné, fait des vidéos etc… On a rencontré un des Yamakasi à Lognes, Chai Belle nous a pris tous les trois comme élèves pendant deux ans et demi ».

Après quelques années de pratique elle rencontre enfin le grand David Belle, créateur du Parkour. Elle s’imprègne de son riche enseignement et continue sa quête, sac à dos bien rempli.

Cyril Rafaeli cascadeur confirmé, la forme en acrobatie et la place sur son premier film ‘’Arthur et les minimoys’’ de Luc Besson. Elle découvre le monde du cinéma, de la cascade, « 20 cascadeurs étaient présents sur ce tournage en Normandie, dix filles, dix garçons. Ils m’ont tous conseillés, donné des contacts auprès des régleurs cascade ».

Tout va s’enchaîner ensuite, des films comme ‘’Inception’’, ‘’Largo Winch 2’’, ‘’De l’autre côté du périph’’, ‘’Paris à tout prix’’, etc………… Le dernier ‘’Wonder Woman’’ qui sortira l’année prochaine, un tournage avec les studios Warner à Londres.

« Je suis restée six mois la bas car je coachais peu avant la comédienne, Astrid Berges, vedette du ‘’Roi Arthur’’ de Gay Ritchy ». Dans ces cas-là, je vis avec elle, je surveille sa nourriture, entraînements quotidiens ».

Le monde de la pub, fait appel à son talent pour un tournage vantant un déodorant en Suède. Une visibilité qui lui permet de tourner une seconde pub en Ukraine, les ordinateurs Lenovo cette fois.

Cascade particulièrement difficile………… Au moment du saut, deux jeeps passent 8 m plus bas « Pas de sécurité, pas de câblage, c’était moi avec moi-même », se souvient Monia, « répété dans de bonnes conditions, ce saut de l’extrême fut tournée après 15 heures d’attente »………

Toute la nuit, des échauffements inutiles, et une énergie évaporée au fil des heures. Le saut devenait carrément dangereux. Mais le monde de la pub a ses exigences. « Conditions difficiles et dangereuses, il faisait très froid, j’étais à moitié endormie, je tremblais, ma tête tournait, les jambes lourdes. Lorsqu’on m’appelle,….Je me suis bien concentrée. Un cascadeur connu, Damien Walter m’a encouragé et assisté. Je suis partie dos au saut, j’imagine que c’était l’instinct de survie, je me suis lancée avec toute confiance en mes capacités et j’ai réussi. Mais il a fallu refaire deux fois la prise ! » La jeune femme est allée chercher très loin les ressources nécessaires.
« La confiance joue un rôle essentiel dans la prise de risques. La mort, je ne la crains pas car je suis croyante mais je ne la provoque jamais. Je suis dans la maîtrise et le contrôle, sans ça, je ne saute pas. Toujours positive, je fais en sorte que chaque jour compte ».

Heureux de sa prestation, le régleur cascades la rappelle pour un gros film à New York ‘’Tracers’’ avec l’acteur Taylor Lautner. Deux mois et demi dans La Grande Pomme, le rêve américain !

Elle en profite pour aller visiter la Mecque du cinoche, LA, Hollywood. Les rencontres, et les propositions se multiplient mais notre Action woman doit rentrer à Paname, elle a un engagement avec son groupe de danse, les MDR., une tournée étant programmée au Liban, au Sénégal et en Côte d’Ivoire.

En décembre dernier, elle décide de partir au Japon effectuer un stage. Deux semaines. Une copine l’invite à Bali, elle y va, fréquente bien sûr les salles de sport, et reste finalement deux mois ! Très vite, elle est coach d’une trentaine de femmes sur les plages balinaises.

Le périple se poursuit à Bangkok en Thaïlande, puis dans les îles du sud un mois, quand un acteur américain qu’elle connait bien l’appelle, il a besoin de son savoir en Nouvelle Zélande pour bosser sur le film avec Scarlett Johansson : ‘’Ghost In the Shell’’.

Il y a deux semaines, elle a fait un clip pour Luc Arbogast qui sortira en novembre. Un peu de Motion capture au programme, pour jouer l’héroïne d’un jeu vidéo, il y a quelques années, elle avait assuré celle du jeu ‘’Mirror âge’’.

Avec un agenda aussi rempli, Monia ne fréquente pas les boîtes et assez peu les soirées. Sport, préparation, stretching, repos, le coach prend soin de son corps et du reste. Depuis trois ans, elle s’est orientée vers ce job, elle vient d’intégrer la ‘’Mike Tyson Académie’’, oui, le célèbre poids lourd, roi du KO express, reconverti dans le business de la forme. « Il a choisi 30 coaches dans le monde ».

Michael Pitt, Gaspard Proust, Rochdi Zem, sont passés « entre ses mains », elle les aide dans l’expression corporelle également. A 32 ans, le corps bien sollicité, elle songe à prendre un virage, celui de la comédie. Elle suit des cours d’acting en Belgique. Olivier Marchal et de nombreux acteurs lui ont conseillé de se lancer.

Pour réaliser ce nouveau rêve, elle co-réalise son premier court métrage en Anglais, musclé bien sûr. Les premiers rushs montrent un vrai potentiel…………..
Toujours à La recherche d'apprentissage et de partage, Monia poursuit sa quête à travers le monde avec humilité et courage.

Rechercher

Page Facebook

Une totale confidentialite

Cette clause de confidentialité, garante d’une confiance indispensable à notre future relation, est particulièrement importante dans notre déontologie, elle est inscrite noir sur blanc dans la charte des Nègres pour Inconnus, réseau de biographes et écrivains publiques auquel j'appartiens.

Lire la suite...